Chaque examen a ses indications et ses limites.
L'offre radiologique s'élargit, mais se pose un nouveau problème lors de chaque nouvel examen : personne n’a inventé l’examen unique et universel.
Le choix de telle ou telle technique est toujours le fruit d’une juste réflexion pour adapter, à chacun, la méthodologie la plus performante, la moins irradiante permettant d'aboutir à un diagnostic.
Si certains diagnostics restent simples et ne méritent qu’une seule exploration judicieusement choisie, d’autres sont beaucoup plus complexes et peuvent amener à multiplier les techniques d’imagerie: l’IRM par exemple n’a ni supplanté le scanner, ni l’échographie dans nombres de pathologies. Parfois même, on est amené à coupler d'emblée 2 techniques ensemble ou à volontairement compléter une première imagerie par une deuxième pour préciser au mieux certaines anomalies ( scanner complémentaire d'une IRM pour rechercher des calcifications, des ossifications, mieux analyser une trame osseuse anormale....).
Le coût d’un examen
Le coût d’un examen rentre également en compte dans le choix d'examen à prescrire car les différences sont parfois énormes entre eux: par exemple, pour un examen des tendons de l'épaule, le coût sera 10 à 15 fois plus cher avec l'IRM qu'avec une simple échographie. L’indication d’un examen à coût élevé doit être justifiée. A résultat égal, il apparaît donc judicieux de choisir la technique la moins onéreuse.
Il est de la responsabilité de chaque médecin de prescrire la technique la mieux adaptée à chaque problème diagnostique.
L'IMAGEUR
L’imageur est le spécialiste le plus compétent, à la disposition des médecins traitants ou des spécialistes, pour les aider à choisir la technique la plus adaptée à chaque cas particulier. Il réalisera toujours un examen sous sa propre responsabilité, lui permettant de récuser une éventuelle prescription si il la juge non conforme aux recommandations thérapeutiques ou anormalement dangereuse pour le patient.
LA CHARTE DES RADIOLOGUES