Radiographie

Les rayons X sont des radiations ionisantes. Leur utilité diagnostique est depuis longtemps démontrée.

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Non.

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  • Généralités sur l'examen

    • L'IRRADIATION

      L'IRRADIATION

      Sur terre tous les êtres humains sont exposés à une irradiation naturelle provenant du rayonnement cosmique, des roches composant la croûte terrestre ainsi que de l'activité humaine. La dose reçue peut être par exemple de 3mSv pour une année.

      Un cliché pulmonaire ne représente que 7 jours d’une irradiation naturelle.
      A l’opposé, un scanner abdomino-pelvien avec les appareils plus anciens représentait par contre 5 ans d’irradiation naturelle sans pour autant prohiber cet examen quand il devient indispensable.

      Toutes les techniques d’imagerie ne sont donc pas équivalentes
      et ne dispensent pas les mêmes quantités de rayons X.

    • LES 3 PILIERS D'UNE BONNE INDICATION

      LES 3 PILIERS D'UNE BONNE INDICATION

      La base d’une bonne indication d'examen radiologique repose sur 3 piliers:

      la justification
      l’examen, le choix de l’appareil et du nombre de clichés  doivent pouvoir être justifiés, sachant que le bénéfice pour le patient doit être supérieur à une autre technique non ou moins irradiante.

      l’optimisation
      la dose reçue doit être maintenue aux niveaux les plus faibles raisonnablement pour permettre d’obtenir l’information diagnostique requise.

      la limitation
      le bon diagnostic ou la guérison constituent l’objectif à atteindre. Il n’existe donc pas de dose maximum à ne pas dépasser. Ceci n’empêche pas de tout mettre en œuvre pour limiter les clichés au strict nécessaire.

  • L'image radiologique

    • La radiologie standard

      La radiologie standard

      L'image radiologique est totalement numérisée à l'heure actuelle.

      Cette numérisation de l'image peut se faire de deux manières:

      • via une installation de radiologie standard et l'utilisation de plaques au phosphore. Ces écrans au phosphore sont lus au moyen d'un appareillage spécial qui restitue l'image sous formes de chiffres, permettant cette numérisation

      • via une installation comportant des détecteurs spéciaux comme les capteurs plans. Ces détecteurs transforment directement la «quantité de rayons X» reçus en chiffres. L'acquisition numérique est dite «directe». Il n’y a plus des cassette radiologique.

      Une image radiologique peut être:

      • fixée au moyen d'un film standard à base d'argent. Ce procédé nécessitait un matériel de développement et une chambre noire. Cette technique est complétement obsolète. Le développement des films se faisait encore récemment, voir se fait encore pour certaines applications avec des systèmes pleins jours, sans chambre noire.

      • De plus en plus, le fil radiologique est remplacé par le film « papier », notamment pour l’imagerie en coupe telle le scanner, l’IRM. La qualité est bonne pour ce type d’examen, moins bonne voir médiocre pour la reproduction des images radiologiques classique, très dépendante de la qualité du matériel, du papier utilisé.

      • Enregistrée sur un support informatique lorsqu'elle est numérisée car l'information contenue dans l'image radiologique est désormais véhiculée sous forme de chiffres. La manipulation de ces chiffres permet d'observer la région étudiée sous des formes différentes (visualisation uniquement des tissus médiastinaux, de l'os, du parenchyme pulmonaire, etc.). Ces images numériques peuvent être archivées sur des disques durs, disques optiques, CD, DVD, etc. Elles peuvent être transmises à d'autres centres aux moyens de lignes informatiques, ou téléphoniques via un modem. La radiologie numérique est à la base d'applications comme le PACS (archivage d'images) ou la téléradiologie.

    • La radiologie ostéo articulaire

      La radiologie ostéo articulaire

      L’exploration des structures osseuses est l’origine même de la radiologie standard. Rappelez-vous que la 1ère radiographie, bien que involontaire, a été celle de la main de Mme Roentgen en 1896.

      La radiographie standard classique reste indispensable pour l’exploration des différentes articulations.
      Dans les années 70 à 80, elle a pris toutes ses lettres de noblesse grâce, entre autre, à la collaboration entre orthopédistes, rhumatologues et radiologues, permettant la mise au point, avant l’apparition de l’imagerie en coupes, d’incidences spécifiques permettant un meilleur diagnostic tels les clichés en charge pour les articulations principales notamment le cliché en Schuss pour le genou, le faux profil de hanche de Michel LEQUESNE, le profil glénoïdien de l’épaule de Jacques BERNAGEAU…
      Cette spécificité  a permis de faire la renommée de la radiologie française, considérée comme une  des meilleures du monde.

      Parallèlement, à cette même époque, s’est développé la radiologie interventionnelle avec le démarrage des gestes de type arthrographique, myélographique...  Le moyen de contraste a d’abord été avec de l’air, puis des produits de contraste hydrosolubles, radio-opaques, iodés.

      Aujourd’hui, la radiographie reste toujours indispensable, non substituée ni par le scanner, ni par l'IRM, ne serait ce que parce que ces techniques en coupes sont réalisées en décubitus et rarement en dynamique.
      La radiographie gagnera à être souvent couplée à l’échographie pour l'exploration spécifique et  complémentaire des parties molles, notamment péri articulaires, plus ou moins bien analysable en radiologie simple. Seule, à une époque, la xérographie permettait une bonne approche analytique des parties molles, abandonnée actuellement.

      Le couple radio-écho est actuellement  un des piliers de base du diagnostic en ostéoarticulaire.

      La radiologie standard pourra également être couplée avec d’autres examens tel le scanner ou l’IRM, pour améliorer les performances diagnostiques intra articulaires, sans ou avec injection de produit de contraste (arthro scanner, myélo scanner, disco scanner...).

      La radiologie est devenue de plus en plus interventionnelle, également permettant les gestes thérapeutiques sous contrôle scopique pour plus de sureté et de garantie pour le patient. On parle alors d'infiltration radioguidée.

      La radiographie en 2011 reste donc indispensable et irremplaçable,
      à condition d’être parfaitement gérée, encadrée par des protocoles stricts.

      RECOMMANDATION ARTHROGRAPHIE ARTHROSCANNER FNMR 2011

  • EXEMPLES D'IMAGES

    • RADIOGRAPHIES EPAULE

      RADIOGRAPHIES EPAULE


      Une simple radiographie d'épaule apporte beaucoup de renseignements et permet de déterminer d'emblée la cause de certaines douleurs:
      A droite: remodelages des contours osseux du petit tubercule, de la face inférieure de l'acromion, témoins de signes de tendinopathie chronique sur l'insertion des tendons de la coiffe supérieure, mais sans signe de rupture évidente.
      A gauche:  présence de calcifications souvent à l'origine de gêne fonctionnelle ou de crises douloureuses.

    • RADIOGRAPHIES GENOU

      RADIOGRAPHIES GENOU

      La radiographie reste indispensable.
      Elle nécessite souvent la pris de clichés en charge, donc debout, voir dans certaines autres positions (schuss...)
      Le cartilage n'est pas directement visible: il est radio-transparent.
      L'épaisseur de l'interligne articulaire traduit indirectement l'épaisseur du cartilage
      On en déduit son degré de dégradation en fonction notamment:
      *de la diminution de l'épaisseur de l'interligne
      *des anomalies corticales ( perte de régularités, méplat voir impaction...
      *des anomalies de l'os sous cortical.(densification, géodes...)

      La radiographie reste indispensable. 
      Elle nécessite entre autre la prise de clichés en charge, donc debout, voir dans certaines autres positions (schuss...)

      Le cartilage n'est pas directement visible en radio standard: il est radio-transparent, sauf si il présente, dans son épaisseur ou à sa surface des calcifications (chondrocalcinose).
      L'épaisseur de l'interligne articulaire traduit indirectement l'épaisseur du cartilage, à condition que l'usure soit globale, et non focale, sous la forme d'une plage d'ulcération de quelques mm à moins d'un cm.
      On en déduit son degré de dégradation en fonction notamment:
      *de la diminution de l'épaisseur de l'interligne
      *des anomalies corticales ( perte de régularités, méplat voir impaction...)
      *des anomalies de l'os sous cortical.(densification, géodes...)